mardi 6 novembre 2012

Le slam du régime



Je voudrai faire un slam pour ces millions de femmes pour qui le plus grand drame est de prendre 500 grammes.
7 heures : sur la balance, j’observe la tendance. Ça y est j'ai regrossi. La journée est pourrie.
Je suis d'une humeur de chien. J’aboie sur mon conjoint.
Je veux vaincre cette graisse qui squatte dans mes fesses.
Pour me remonter le moral, je me soûle à l'eau minérale : 500 ml, un litre, deux litres.
Je vais bientôt sombrer dans un coma hydraulique !
5 heures : la boulangerie, le goûter des enfants, l’odeur des croissants m'agace prodigieusement.
22 heures : dîner chez des amis, gâteau au chocolat.
Y en a qui croient au Seigneur éternel, Elles, croient dur comme fer à ce qu'elles ont lu dans Elle.
Mourir pour des idées, ça c'est démodé.
Avant, il fallait résister aux Allemands,
On combat les bourrelets, on vainc la cellulite.
Se plier à la norme pour ne pas être rejeté, physiquement correct pour être enfin aimé.
A vouloir ressembler aux modèles squelettiques des magasines Fashion : Déesses Anorexiques.
Ailleurs sur la planète, on voudrait juste bouffer, même si c'est un peu gras même si c'est trop sucré.
Y en a qui en ont trop et d'autres pas assez.
Ce culte de l'apparence et du chacun pour soi,
Sachet protéiné qui m'donne envie de gerber.
Je dis : non, non merci. Puis j'en reprends trois fois.
Je voudrai faire un slam pour ces millions de femmes accrocs au Canderel, droguées à l'aspartame.
Rentrer dans son maillot, ça : c'est vraiment le pied !
Maintenant il faut résister aux féculents.
Les combats d'Aujourd'hui sont un peu pathétiques !
Je voudrai faire un slam pour ces occidentales qui, sans penser à mal, se pourrissent le moral
Y en a qui font envie et d'autres vraiment pitié !
Ce rêve du corps parfait, qu'on atteindra jamais, devient de la démence et frise l'indécence.

On vit dans une société qui fait fixette sur les apparences. On est dans un monde où on juge plus sur le physique que sur le comportement des gens. Si on ne rentre pas dans le moule, on est dénigré jusqu'au bout. Si on est trop gros(se), c'est qu'on se bouge pas le cul, qu'on est des paresseux et j'en passe...

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