lundi 7 avril 2014

La culture du viol

La culture du viol, c'est quoi? TW
"La culture du viol véhicule des mythes sur le viol tendant à réhabiliter les agresseurs et blâmer les victimes. Les mythes sur le viol peuvent être regroupés en trois catégories : la négation ou minimisation du viol, la négation du non-consentement de la victime, ou le blâme de celle-ci." Définition Wikipédia
En d'autres termes, la culture du viol, c'est:
- quand on nie qu'une victime a été violée du genre "ouais mais non c'est rien!!"
- quand on nie qu'elle a dit non à ce rapport sexuel du style "j'suis sûre qu'au fond tu voulais!!"
- quand on blâme la victime du style "oui mais toi aussi qui t'as dit de t'habiller comme ça/de sortir à cette heure là" (et j'en passe)



Quand on nie que la victime a été violée:
On remet en cause la parole de la victime, on minimise ce qu'elle a vécu. Pire, on en arrive à considérer que le viol est normal. Le viol est un crime, mais on considère ça NORMAL. Il  n'y a pas quelque chose qui cloche?
« Les lois sont comme les femmes, elles sont faites pour être violées » pour José Manuel Castelao Bragaña, député espagnol. D'après J-F Kahn, le viol de Nafissatou Diallo n'était qu'un "troussage de domestique". Bien, bien, bien...
En plus de tout ça, le contexte du viol est pris en compte. Si ça ne s'est pas passé dans une rue, de nuit et par un malade, ce n'est pas un "vrai" viol. Si ça se passe chez l'agresseur ou chez la victime, c'est pas un "vrai" viol. Les victimes s'en rendent bien compte, et du coup, il y en a peu qui portent plainte.

Quand on nie que la victime n'était pas consentante:On dit qu'elle a secrètement aimé ça, qu'elle disait "non" mais qu'au fond d'elle elle pensait "oui". La plupart des gens sont persuadés que séduire = faire céder.
Donc si une victime a subi un viol, ça ne peut pas être un vrai viol parce qu'elle a forcément aimé, qu'elle était excitée. Ben oui, surtout si elle ne s'est pas défendue! Oui mais sauf que: ce qui se passe dans le cerveau pendant un viol

Quand on blâme la victime:ça va de pair avec cet article. C'est comme ça qu'on réhabilite le violeur et qu'on accuse la victime d'avoir cherché. De mon point de vue, c'est la pire des choses, parce que c'est ce retournement qui alimente le plus la culture du viol. "comment était-elle habillée?", "est-ce qu'elle avait trop bu?", "est-ce qu'elle était aguicheuse?" Par contre on ne demande jamais qu'est ce qui a poussé le mec à violer. Quoique pour un journaliste de l'Est Républicain, le prédateur sexuel était frustré à cause de sa femme. 

On a donc deux choses ici: la victime est coupable à cause de ses fringues, de son attitude ou de l'alcool (si elle a bu) et le coupable qui a agi par frustration, ou par manque de sexe (comme on peut souvent l'entendre) ou justement, à cause de l'attitude de ces filles aguicheuses...

Malheureusement la culture du viol est omniprésente dans notre société, beaucoup trop présente. Le viol de Nafissatou Diallo (qui a été remis en cause "grâce" à une conversation téléphonique et à un mensonge sur son entrée aux Etats-Unis), celui de Steubenville (c'est de la faute de la jeune lycéenne, les accusés sont des sportifs, ils sont exemplaires...), et ça c'est juste les plus médiatisés...

Pour aller plus loin:
Je veux comprendre la culture du viol, publié par Madmoizelle
Comprendre la culture du viol, par Crêpe Georgette
Page Wiki
Le blog d'Antisexisme

Un exemple de témoignage qui démontre parfaitement ce qu'est la culture du viol: http://www.madmoizelle.com/mon-viol-alcool-fete-secret-248446


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