samedi 13 mai 2017

À toi, Nilos ❤

Depuis quelques jours je suis triste. J’ai mal au cœur. Je pleure. Parce que je ne te reverrai plus et je ne pourrai plus te parler. Parce que tu nous as quitté.
Je ne pensais pas avoir à revivre cette situation d’apprendre la mort de quelqu’un qu’on appréciait énormément, et d'en avoir mal au cœur. La dernière fois c’était en 2011, la mort d’une cousine, tante, amie, appelle-la comme tu veux. Et tu étais présent, au moins par la pensée, pour nous consoler moi et ma sœur. Je ne pensais pas revivre une telle douleur, et je n’aurais jamais cru que ça serait pour toi aujourd’hui que je pleurerai toutes les larmes de mon corps, au point d'en être malade.
Je repense à l’année 2010, l’année où je t’ai rencontré, où on a appris à se connaître, les moments de rigolade à la plage ou le jour de ma fête d’anniversaire. Je me rappelle des conversations qu’on avait, sur nos études, nos vies respectives, nos ambitions. Je me rappelle aussi des conversations qu’on avait sur MSN à l’époque, quand je te parlais de mes angoisses liées à mes études, ma peur d’échouer et les complexes que j’ai pu avoir. Tu étais là et tu me rassurais. C’est ça que j’appréciais chez toi, ta capacité de compréhension et ton empathie. J’ai aimé aussi que tu t’entendes avec ma soeur et mon frère. Ça m’a beaucoup touché de voir qu’iels t’appréciaient énormément. Nous aussi on était très proche, puis on a commencé à s’éloigner petit à petit. La vie est ainsi faite, chacun a pris un chemin différent.
J’ai un énorme regret, celui de ne pas avoir repris contact avec toi plus tôt. Ne pas avoir cherché à te reparler, ne serait-ce qu’un peu, pour savoir ce que tu devenais. C’est peut-être pour ça que je réagis si mal à ta mort, peut-être que je culpabilise de ne pas avoir tenté de te reparler. Ça me tue, ça me détruit, ça me brûle de l’intérieur de penser à ça. J’aurais dû le faire, j’aurais dû avoir le courage de le faire. Je regrette tellement de ne pas l'avoir fait! Mais c’est trop tard maintenant, tu n’es plus là. ET je m'en veux, je m'en veux de ne pas l'avoir fait...

Dans les étapes du deuil, je suis bloquée au choc et au déni, et quand je réussis à dépasser le déni je reste bloquée à la douleur et la culpabilité. Je n’arrive toujours pas à réaliser. J’ai toujours l’impression que tu vas m’appeler et me dire que c’était une blague, un genre de caméra cachée à grande échelle. Mais j’ai conscience que ça n’arrivera pas. Tu es parti soudainement et ça me fait mal au coeur d’y penser. J'essaie de faire autre chose pour ne pas craquer, pour ne pas pleurer, pour ne pas crier mais c'est impossible. C'est comme si toutes les cellules de mon corps voulaient hurler ma douleur toutes en même temps. Je n'arrive pas à me retenir, je pleure, je pleure, jusqu'à ne plus en avoir la force.
Je ne peux pas croire que tu sois mort à 27 ans, tu avais encore la vie devant toi, et sûrement plein de projets en tête. Tu étais sociable, tu parlais à tout le monde. Et tu étais un super musicien. Tu m’embêtais toujours, tu voulais que je chante avec toi (alors que je chante tellement mal). Tu reprenais Maalesh tellement bien, tu faisais de superbes covers d’autres chansons avec ta guitare et tu composais avec ton meilleur ami. T’étais un mec en or, un mec génial, tu aimais beaucoup tes ami·e·s, tes soeurs, tes parents. Tu étais respectueux, gentil, un modèle pour nous tous et on t’aimait pour tout ça, je t'aimais pour ça.
La dernière fois qu’on s’est vu en face, c’était en 2013. Ce jour là on s’est dit tout ce qu’on avait sur le coeur, en toute sincérité. Et je t’avais souhaité d’être heureux. Je voulais sincèrement que tu sois heureux dans ta vie. J’espère que tu l’as été.

C’est très difficile et très douloureux de me dire que tu ne seras plus là parmi nous. Je suis inconsolable, je n'arrive pas à réaliser cette chose. Je continue de pleurer en repensant à tous ces moments qu’on a passé, en repensant à certaines chansons, en repensant à certaines choses que tu m’as dites et que je n’ai jamais oublié, en revoyant ton visage. Tu as été une personne importante à un moment de ma vie, et même si on s’est beaucoup éloigné au fil des années, tu as toujours gardé et tu garderas toujours une place dans mon coeur. Tu étais un mec en or, et je remercie Dieu de t'avoir placé sur ma route. Houni triya hamou Nilos, n’gamina soifi hamou yahaho...

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